Entre
2 mondes
Quand
une entreprise reçoit un contrat ou une commande, on pourrait croire
qu'avec tous les moyens dont on dispose aujourd'hui, il va en ressortir
une fourniture ou un service et simultanément une facture conforme. C'est
le monde idéal.
Hélas,
il n'en est rien. En fait, le problème a souvent commencé bien avant.
Entre ce qu'a écrit le marketing de manière générale et ce qu'a vendu
le commercial de manière particulière il y a bien des écarts. Et une
partie seulement des engagements passés avec le client sera saisie dans
les systèmes d' administration des ventes. Le même phénomène se
reproduit dans toute la chaîne.
Des
flux mal raccordés
Si
l'on considère les activités comme des flux de travaux, elles se
traduisent aussi par des flux d' informations entre les applications
informatiques. Et l'on s'aperçoit qu'il y a des pertes d'informations,
des "fuites" à chaque changement d'applications ou d' équipes.
Mais
aussi, les opérationnels peuvent mettre à disposition des fournitures ou
des services sans avoir pour autant les commandes, et cela se justifie
parfois. Cela correspond à des "injections" non autorisées ou
qu'il faudra justifier ensuite, mais ça ne sera pas toujours fait.
Il
peut y avoir aussi des blocages, des "bouchons": les signaux de
passage d'une étape à l'autre ne sont pas activés, on ne voit pas que
la livraison a été faite. Et la facturation n'aura pas lieu.
Se
focaliser sur les interfaces
En fait la question se pose tant au niveau des systèmes d'information
qu'au niveau des processus opérationnels. Rien ne sert d'avoir une belle
architecture de SI et de processus, si la "tuyauterie" n'est pas
étanche.
Une
des voies pour traiter cette question est de se focaliser sur les
interfaces. Interfaces entre les applications, mais aussi entre les
équipes. En effet de manière globale, il y a véritablement 2 mondes qui
ont du mal à dialoguer et à se comprendre : celui de l' administration -
vente -facturation et celui des opérationnels. Chacun ne parle pas la
même langue et travaille dans son coin. Le même phénomène se retrouve
à chaque changement d' équipe et avec les sous-traitants.
En
formalisant les interfaces et surtout en les pilotant, il devient possible
de réduire ces dysfonctionnements coûteux.
Du
cash disponible
Effectivement
il y a des factures non émises au regard de l'opérationnel réalisé. Et
on ne le sait pas. Les litiges eux aussi coûtent cher. La difficulté des
entreprises est que cette question se situe à la frontière de deux
mondes : la direction financière qui ne voit que des factures déjà
émises, et les opérationnels qui ne s'intéressent pas à ce qui vient
après leurs travaux.
Alors
qu'en creusant la question, on trouve parfois de véritables pépites, des réserves
financières très importantes à activer.
Daniel
NEURY
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