Gérer
le non-travail
Un
des bénéfices du reengineering des processus a été l'élimination des
temps d' attente, dans le traitement d'un événement (quand par exemple un
dossier client passait d'une personne à une autre). Les processus
concernent des événements répétitifs, plutôt de durée courte, et
transversaux dans l' entreprise. Est-ce que les mêmes principes ne sont
pas applicables aux projets ?
Distinguer
les freins des risques
Pour
reprendre l' exemple de la circulation automobile si vous devez traverser
une ville, vous allez être confronté à 2 phénomènes : le trafic, et
les feux rouges.
Suivant l' heure de votre passage vous aurez plus ou moins de trafic, le
trajet sera plus ou moins encombré, et vous mettrez plus ou moins de
temps. Supposons que vous traversiez la ville de nuit, vous n'aurez plus
de trafic, mais vous aurez encore les feux rouges. S'il n'y avait ni
trafic ni feux rouges, vous feriez la traversée dans un temps idéal.
Le trafic a un caractère aléatoire, mais s'il est prévisible en partie,
il reste soumis aux accidents, à la météo, aux travaux sur une portion
du trajet... Il est de type conjoncturel.
Les feux rouges sont là, qu'il y ait du trafic ou non, et vont vous
ralentir dans tous les cas. Leur impact n'est pas aléatoire, il est
certain, il est structurel.
Dans un projet l' impact du trafic s'apparente à l' analyse des risques qui
traite des événements potentiels, mais non certains.
Dans un projet, il y a un certains nombre de feux rouges, de blocages,
qu'il s'agit de détecter puis de contourner.
L'
analyse
des freins
Une des causes de ralentissement du projet, est les changements d'
interlocuteurs aux différentes étapes, qu'il s'agisse des équipes
d'une même société, ou entre un fournisseur et un client. On attend
pour se mettre d'accord. Qui décide. ? Chacun a parfois de bonnes raisons
pour dire qu'il ne peut pas décider plus tôt, ou qu'il faut revoir l'
étude qui n'est pas assez avancée.
Parmi les voies pour lutter contre ces attentes 3 pistes peuvent être
explorées :